PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Agriculture et alimentation

Il faut reconstruire, en partant des réalités simples de la vie. Promouvoir les talents des hommes et des territoires, dans une France consciente de ses atouts. Favoriser de toutes les manières, un aménagement du territoire équilibré, une agriculture forte.
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Rendre sa légitimité à la Politique Agricole Commune

Reconnaître la multiplicité des fonctions remplies par l’agriculteur en refondant la PAC en PAAAC : Politique d’Agriculture, d’Alimentation et d’Aménagement Commune.

• Déclarer inaliénable le droit pour tout agriculteur de réutiliser librement et gratuitement ses semences.

• Faire évoluer la PAC vers un marché stabilisé et satisfaisant les besoins alimentaires pour retrouver la logique d’une politique de production.

• Etudier les conséquences d’un passage du système actuel de découplage entre les aides et la réalité de la production à un système prenant en compte la productivité des exploitations. Lier les aides aux prix du marché et les répartir plus équitablement entre les différents types de productions.

• Trouver la juste place du «verdissement» dans la politique communautaire, pour qu’il ne soit pas seulement synonyme de coûts supplémentaires et d’insécurité juridique.

• Délivrer l’agriculture européenne des effets néfastes liés à des normes et des contraintes administratives non indispensables, complexes,en évolution trop rapide et compliquant la vie quotidienne des exploitations.

Etablir un nouveau contrat entre la nation et ses agriculteurs

Préciser la mission confiée par la nation à ses agriculteurs, en leur permettant à la fois d’en vivre et de se sentir valorisés et reconnus dans leur rôle.

Soutenir la compétitivité de notre agriculture par le transfert vers la consommation de charges pesant sur la production et par un effort d’investissement en Recherche et Développement dans les domaines essentiels tels la suppression des nuisances des traitements et épandages d’engrais.

Protéger nos agriculteurs contre une concurrence déloyale défavorable à l’environnement par l’instauration de la PISE (Pénalité pour Irresponsabilité Sociale et Environnementale), taxant les produits qui ne respectent pas les mêmes exigences.

• Faciliter le développement d’interlocuteurs collectifs, afin d’obtenir un rapport de forces plus équitable entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

• Conseiller et stimuler les jeunes agriculteurs dans la phase décisive de l’installation.

Protéger les surfaces agricoles contre l’urbanisation galopante en taxant à 90% les plus-values liées aux changements d’affectation des terres.

• Adopter une attitude réaliste et responsable sur les OGM par des expérimentations publiques disposant du temps long et de l’indépendance nécessaire.

• Développer la labellisation d’agricultures protégeant la santé et l’environnement en donnant par exemple au « bio » et aux circuits courts la transparence qu’ils méritent. De tels labels sont l’élément nécessaire d’un ensemble équilibré de production et répondent à l’attente de beaucoup de Français.

• Développer raisonnablement la formation aux questions environnementales,notamment dans les lycées agricoles et écoles d’ingénieurs agronomes où elle mérite d’être améliorée.

• Assurer un revenu complémentaire aux agriculteurs par le développement de filières d’énergie renouvelables rentables : production d’électricité et de chaleur à partir de résidus agricoles actuellement non valorisés, stations de transfert d’énergie par pompage rural.

Faire reconnaître mondialement l’exception agricole.

Faire reconnaître l’exception agricole, nourrir le monde étant le premier enjeu de l’agriculture.

• Favoriser l’apparition de grands marchés régionaux protégés contre toute spéculation sur les produits agricole par des droits de douane raisonnés.

• Mettre en place une gouvernance agricole qui fasse droit aux besoins élémentaires des hommes, avec notamment la mise en place et l’équipement d’une force de réaction rapide en cas d’incident alimentaire ou de pénurie imprévisible.

 

FOCUS | Relever le défi énergétique
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L’objectif numéro 1 est la sortie des énergies carbonées pour réduire l’impact de l’activité humaine sur le changement climatique. Outre l’effort nécessaire d’économies d’énergies,plusieurs pistes doivent être explorées :

Maintenir l’effort sur la filière nucléaire, fleuron de notre industrie, élément clé pour l’autonomie énergétique, source d’opportunités d’emplois et d’électricité à moindre coût. Prendre en compte les risques liés au nucléaire en y répondant si possible par l’innovation technologique et en renforçant le débat scientifique et public sur les dangers réels de l’industrie nucléaire.

Libérer l’innovation et encourager entrepreneuriat pour permettre l’émergence d’énergies renouvelables compétitives :
créer un tarif de rachat garanti de l’électricité produite par les premiers démonstrateurs de solutions renouvelables nouvelles,réorienter les appels à manifestation d’intérêt de l’ADEME prioritairement vers les PME/PMI et TPE/TPI, qui sont de réelles sources d’innovation. Développer la recherche sur les tarifications de l’électricité et les systèmes électriques intelligents ainsi que sur les techniques de stockage.

Mettre en place une politique des coûts vrais, incluant les coûts collectifs des risques et des pollutions, par l’instauration d’une « Pénalité pour « Pénalité pour Irresponsabilité Sociale et Environnementale » (PISE). Etendre l’actuelle Taxe Générale sur les Activités Polluantes à la libération de carbone fossile dans l’atmosphère ainsi qu’à la production de déchets radioactifs par les centrales nucléaires. Le développement d’énergies renouvelables compétitives est une clef majeure pour relever ledéfi de l’emploi en France.