PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Autorisation de la recherche sur l’embryon : le PCD dénonce une démission politique des députés

PCD 12 mai 2011

Les députés, réunis hier en Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique, se sont prononcés en faveur de l’autorisation encadrée de la recherche sur l’embryon, alors qu’ils étaient restés en première lecture à une interdiction sous dérogations.

Les députés, réunis hier en Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique, se sont prononcés en faveur de l’autorisation encadrée de la recherche sur l’embryon, alors qu’ils étaient restés en première lecture à une interdiction sous dérogations.

« J’appelle les députés à la cohérence et à la clarté : soit l’être humain est digne de respect, soit il ne l’est pas. Car le fait que l’embryon humain soit un être humain dès la fécondation n’est pas une opinion mais une réalité anthropologique, déclare Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate. Cessons l’hypocrisie et la malhonnêteté intellectuelle ! Pourquoi encadrer la recherche sur l’embryon si celle-ci ne pose aucun problème éthique ? Osons dire clairement que l’être humain peut être utilisé comme un matériau de recherche, que l’usage et la destruction d’êtres humains pour servir les progrès de la science est justifiable, que la valeur de la vie humaine est moindre par rapport à certains intérêts scientifiques ou économiques. Osons reconnaitre que nous refusons aujourd’hui la philosophie des droits de l’homme, car ce sont des droits fondamentaux des êtres humains qui sont ici transgressés. Entrons plus profondément encore dans la civilisation de la barbarie ! »

« Il est trop facile de décréter l’utilité des embryons sans jamais démontrer leur indignité, conclut Christine Boutin. Il faudrait logiquement prouver que l’embryon n’est pas un être humain digne de respect, dignité qui lui est reconnue par le droit, avant de revendiquer son utilisation comme matériel de recherche. »

Le PCD appelle les députés à réagir fortement lors des discussions qui auront lieu en séance le 25 mai prochain, en s’opposant à l’autorisation de la recherche sur l’embryon et en encourageant le développement des méthodes alternatives telles que la recherche sur les cellules souches adultes et sur le sang de cordon ombilical.

 

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A propos de l'auteur

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