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C.Boutin en Martinique : « Nous avons préféré lui faire rencontrer la jeunesse martiniquaise, la population et le milieu rural »

PCD 11 février 2012

20minutes.fr a réalisé une interview de Margaret Tanger, présidente du PCD en Martinique, sur la venue de Christine Boutin dans le département d’outre-mer.

Christine Boutin, candidate à la présidentielle et présidente du Parti Chrétien-Démocrate, se rend en Martinique mais ne rencontre aucun élu. Quelle est la signification de ce déplacement ?

Christine Boutin est à la rencontre de la Martinique profonde. On n’a pas souhaité encombrer son séjour avec des rencontres avec les autorités ni les institutions. On a préféré lui faire rencontrer la jeunesse martiniquaise, la population, le milieu rural, pour qu’elle ait des échanges directs et qu’elle perçoive les attentes. Nous ne voulions pas qu’elle ait l’image de quelqu’un qui va en Martinique en période électorale seulement pour chercher des voix et des signatures.

A-t-elle néanmoins reçu des parrainages d’élus martiniquais, qui l’aideraient à se présenter à la présidentielle ?

A ce jour, Christine Boutin a reçu 6-7 parrainages de maires martiniquais, de droite comme de gauche. Ce n’est pas terminé, car nous continuons les contacts pour en recevoir de nouveaux. Mais il y a ici un contexte particulier qui fait que, comme ailleurs, les maires et les élus martiniquais sont sur la réserve.

Quel est l’écho de Christine Boutin en Martinique ?

Les politiques publiques développées depuis une trentaine d’années ont montré leurs insuffisances. La Martinique connaît un réel problème avec le chômage des jeunes, la violence, les problèmes concernant l’éducation, la déperdition des valeurs familiales… Là où le message de Christine Boutin porte en Martinique, c’est parce qu’elle met au centre de ses préoccupations les valeurs de la doctrine sociale de l’Eglise, elle place l’Homme au centre, et affirme qu’il n’est pas une valeur d’ajustement. Par ailleurs, la Martinique est une petite région mais avec pas mal de congrégations religieuses très actives, comme les évangéliques ou encore les adventistes.

Comment jugez-vous l’intérêt de la métropole envers les Dom-Tom, et plus particulièrement la Martinique ?

Cela s’est beaucoup amélioré. Il fut un temps où les décisions étaient prises depuis Paris, sans suffisamment de consultation des politiques et des associations locales. Ces dernières années, il y a eu un changement. On peut rendre ici hommage à Nicolas Sarkozy qui a véritablement rendu la responsabilité, joué à fond le principe de subsidiarité de manière à ce que les décisions locales soient prises au plus près.

Vous êtes avocate en Martinique. Qu’est-ce qui vous a motivé pour prendre la présidence du Parti Chrétien-Démocrate en Martinique?

J’ai une profession qui comble ma vie. Je n’ai pas besoin d’engagement politique pour vivre. Je ne fais pas ça par soif de pouvoir. Dans le cadre de ma profession, je suis amenée à accompagner des jeunes devant le juge des enfants pour les mineurs, devant le tribunal correctionnel pour les majeurs et je fais pas mal de droit de la famille. Mais en arrivant devant le juge, je trouve que j’arrive trop tard. Je suis avocat-alibi quand je développe mes argumentaires devant ce juge. J’aimerai agir plus en amont, prévenir ces comportements, et il me semble que lorsqu’on veut agir à un niveau plus collectif, il faut s’engager en politique. Pour moi, c’est la première fois que je m’engage en politique, c’est la première fois que j’ai pris une carte. Je n’ai jamais milité auparavant dans un parti politique.

Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud, envoyée spéciale à Fort-de-France.

Retrouvez ici l’intégralité de l’article de 20minutes.fr

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.