PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Christine Boutin continue avec détermination sa recherche de parrainages

PCD 1 février 2012

L’équipe d' »Elysée 2012″ de France Télévisions a suivi Christine Boutin dans son inlassable recherche de parrainages.

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« Antidémocratique » ! De la gauche de la gauche à la droite de la droite, le mot est désormais sur les lèvres de tous les « petits candidats ». Ils ont un mois, un tout petit mois, pour parvenir à récolter les cinq cents parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle. A première vue, la tâche est certes ardue, mais loin d’être irréalisable, puisqu’en France, quelque quarante-sept mille peuvent accorder leur signature. Entre les députés, les sénateurs, les parlementaires européens, les conseillers régionaux, généraux et bien sûr les maires, les prétendants à la présidence de la République ont de quoi faire. En théorie, quatre-vingt candidats sont donc en mesure d’être présents au premier tour. En pratique, la réalité est bien différente. Budget, influence, médiatisation, autant d’armes dont les partis politiques disposent pour instaurer le rapport de force. La bataille pour la légitimité a commencé ! Et comme souvent, ce sont les « gros » qui en profitent.

Cette réalité, c’est celle que vit aujourd’hui Philippe Poutou du NPA, Nathalie Arthaud de Lutte ouvrière, Dominique de Villepin de République Solidaire, pour ne citer qu’eux. Même Marine Le Pen, qui n’est pas en soi une « petite candidate » compte tenu de l’importance des scores réalisés à chaque élection, peine aujourd’hui, elle aussi, à trouver ses signatures. Demain, elle manifestera devant le Sénat pour afficher son soutien à Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle, apparenté à droite, qui défendra un amendement en faveur de l’anonymat pour les parrains des candidats. Tous les moyens sont bons pour attirer l’attention des médias et dénoncer face caméra ce système.

Christine Boutin, ancienne ministre et présidente du Parti Démocrate Chrétien, l’a très bien compris. Il lui reste dix-sept jours, pas un de plus, pour récupérer les trois cent-vingt-sept signatures qui lui manquent. Et avant la date fatidique du 16 mars, elle doit faire face à un adversaire de taille, l’UMP, qui en la personne de Jean-François Copé, annonçait devant nos caméras, fin 2011, que les élus de la majorité devront faire barrage aux micro-candidatures à droite.

Pour communiquer sur sa cause, Christine Boutin a choisi de jouer avec les symboles : c’est sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qu’elle sollicite les élus de France ! Et l’équipe d’« Elysée 2012, la vraie campagne », était là, comme toujours !

Zéro promesse de signature. C’est le maigre butin de Madame Boutin ce mardi 17 janvier. Après avoir sillonné les routes d’Eure-et-Loir, frappé à la porte de la mairie de Pré-Saint-Martin, de Bonneval, de Châteaudun et d’une dizaine d’autres communes situées sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, le miracle ne s’est pas produit durant ce pèlerinage politique et médiatique. A chaque élu sa bonne raison : parrainage déjà accordé à un autre candidat, peur d’apparaître dans le journal, volonté de neutralité…. En somme, ne pas froisser son parti et ne pas déboussoler les électeurs par de malheureux amalgames. De courage, Christine Boutin n’en a pas manqué ce jour-là. Avec détermination et acharnement, la présidente du Parti Démocrate Chrétien a ressassé, demi-heure après demi-heure, toujours le même texte. « J’irai jusqu’à la frontière espagnole, j’irai jusqu’au bout ». Le discours est bien rodé, mais la démarche est sincère. Ce jour-là, nos caméras ont filmé un moment de vie troublant de notre démocratie : la galère des « petits ».

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.