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Christine Boutin : « Mon chemin de Compostelle vise à défendre la démocratie »

PCD 1 janvier 2012

Christine Boutin a commencé son voyage sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle va rencontrer l’ensemble des maires des communes qui jalonnent son périple pour défendre la pluralité de l’expression politique.

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Levallois-Perret, jeudi matin, 7 heures. Une quinzaine de journalistes attendent Christine Boutin, candidate du Parti Chrétien Démocrate (PCD), à L’Atelier, son QG de campagne, d’où elle doit lancer son pèlerinage électoral sur les routes de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne). Sur une table basse, les demandes de parrainage et les bulletins de dons sont parfaitement empilés aux côtés d’un ouvrage sur le PCD et d’un album de bande dessinée sur Léon Harmel, un industriel ardennais du 19ème siècle adepte de la doctrine sociale de l’Église. Un numéro de L’Itinérant, avec Christine Boutin en Une, traîne sur un bureau aux côtés de La Croix et de Pèlerin.

Derniers vestiges des fêtes de fin d’année, un sapin de Noël et une crèche décorent encore la grande pièce où l’ancienne ministre du Logement expose sa démarche : « Je vais aller à la rencontre des maires dont les communes jalonnent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle pour tenter de les convaincre de parrainer ma candidature », explique-t-elle. Au rythme de vingt mairies par jour, trois fois par semaine, l’ancienne députée des Yvelines, qui avoue ne disposer « pour l’instant que de 168 signatures », espère bien atteindre le chiffre fatidique des 500 parrainages d’ici fin février. « Certains diront que je fais encore mon cirque, mais je ne vais pas me laisser faire ! J’ai choisi le chemin de l’ouest et j’irai jusqu’aux Pyrénées s’il le faut ! ». Un clin d’œil ironique à Nicolas Sarkozy et aux barons de l’UMP, qu’elle accuse de tenter de l’empêcher de se présenter à l’élection d’avril prochain en faisant pression sur les maires par le biais des intercommunalités.

Premier revers

Le départ est finalement donné vers 8h15. A bord d’une Renault Espace aux couleurs de « Boutin 2012 » et en compagnie d’une poignée de collaborateurs, l’ancienne députée se lance dans un premier tour d’horizon d’une dizaine d’élus des Yvelines. Direction : Saint-Rémy-les-Chevreuse, à 35 kilomètres de là. Première étape, première déception. Le maire, Guy Sautière, assure avoir « un capital sympathie pour Christine Boutin », mais « il y a quelque chose qui me fait très peur dans (sa) candidature » : le risque d’affaiblissement du candidat de l’UMP du fait de la multiplicité des prétendants à droite. Et par là même, le renforcement de la position de l’extrême droite.

Un argument que réfute la chef de file du PCD : « Il faut que la démocratie puisse s’exprimer ! Il est dommage que les maires, qui sont les seuls habilités par la Constitution à nous donner la possibilité de mener le débat lors de l’élection présidentielle, n’utilisent pas leur pouvoir ». L’édile acquiesce, mais ne change pas d’avis tout en laissant planer le doute. « Il ne sera pas forcément mis à la poubelle », promet Guy Sautière en serrant entre ses doigts le bulletin de parrainage de Christine Boutin. Sans convaincre pour autant la candidate, qui sort déçue mais « plus déterminée que jamais » de son entrevue. « Je suis une candidate de premier tour, mais je veux porter des idées nouvelles qui puissent enrichir le projet des candidats du deuxième tour », explique-t-elle avant de préciser qu’elle se désisterait avant le scrutin « s’il l’extrême droite avait des chances de passer au second tour ».

Vaillante Christine

Retour aux voitures, direction Chevreuse où Boutin est accueillie par la secrétaire de l’élu, absent de son bureau, à laquelle elle remet sa demande de parrainage. La candidate du PCD trouvera ensuite porte close devant la mairie de Saint-Forget, puis celle de Dampierre-en-Yvelines. A La Celle-les-Bordes, elle s’entretient une quinzaine de minutes à huis clos avec le maire, Serge Quérard. Là aussi, la réponse sera négative. Seul Georges Bénize, premier magistrat de Rochefort-en-Yvelines, lui laissera un petit espoir. Mais avant de prendre sa décision, l’élu… souhaite d’abord consulter son conseil municipal.

Au terme cette première tournée, Christine Boutin n’a donc pas engrangé de nouveau parrainage. Mais l’ancienne ministre ne désespère pas et pense déjà à la prochaine étape, vendredi, dans l’Eure-et-Loir. « Je me ferai encore jeter de nombreuses fois, mais j’irai jusqu’au bout ! ».

Retrouvez ici l’intégralité de l’article de Francesoir.fr

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.