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Flottille pour Gaza : le PCD dénonce une prise de risques irresponsable et inutile

PCD 10 juin 2011
Le PCD approuve la réaction du Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l’ONU, qui appelle les gouvernements des pays de la Méditerranée à empêcher l’envoi d’une flottille pour Gaza mi-juin.

« La population de Gaza a le droit à une vie normale et digne, et il est indispensable que la communauté internationale se mobilise pour lui apporter les moyens de se nourrir et de se soigner convenablement, d’étudier, de se déplacer… Mais cela dans le respect du droit de l’Etat d’Israël de prendre les mesures proportionnées de nature à assurer sa sécurité, déclare Christine Boutin, Présidente du parti Chrétien-Démocrate. Depuis la fin de l’Opération Plomb durci, fin décembre 2008, plus de 700 roquettes et obus de mortier ont été tirés sur Israël depuis la bande de Gaza. Ce n’est pas acceptable, pas plus que les appels du Hamas à la destruction de l’Etat d’Israël. »

« L’assistance et les biens destinés à Gaza doivent être acheminés par les points de passage légitimes et les canaux établis, poursuit Christine Boutin. Toute autre manière de procéder est illégale. Selon le droit maritime international, la nature des relations entre Israël et le Hamas est classifiée de conflit armé : cela signifie qu’Israël peut contrôler les expéditions vers Gaza – même lorsque les navires sont toujours en haute mer, »

« S’il s’agit d’une opération humanitaire destinée aux populations, je renvoie aux conseils prodigués par le secrétaire général des Nations-Unies en personne, qui propose d’envoyer de l’aide à travers la route égyptienne ou les ports israéliens. S’il s’agit d’une opération médiatique, je pense, comme M. Ban Ki-Moon, que ce n’est pas une bonne méthode : de telles actions servent sans doute la bonne conscience de ceux qui les promeuvent ou y participent, mais sûrement pas un règlement durable et équilibré de ce conflit, dont la complexité doit au contraire susciter notre prudence. La solution du conflit est politique, diplomatique, non pas militaire, ni médiatique. »

« J’ajoute que dans le respect des libertés fondamentales de la population gazaouie que je souhaite voir défendues, j’inclus la liberté de pensée, la liberté religieuse, le respect des droits de l’homme en général, et de la femme en particulier, qui ne dépendent pas pour leur part, de l’Etat d’Israël, mais bien du Hamas, qui exerce le gouvernement de ce territoire. Je souhaite que les nombreux soutiens français et européens à la cause gazaouie soient attentifs à ces droits-là, aussi. »

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.