PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Franck Margain, Président délégué du PCD, réagit à son éviction ratée dans le XIIème : « J’y suis, j’y reste ! »

PCD 26 mars 2014

NKM-FMHier, quelques instants avant la clôture des listes pour le second tour des municipales, j’ai appris avec stupéfaction que mon nom avait été enlevé de la liste Montandon dans le 12e arrondissement. Mais cette manoeuvre inélégante de la part de Madame Kosciusko-Morizet a échoué car la liste modifiée a été invalidée. Je reste donc candidat.

Cette manoeuvre est d’autant plus choquante que j’ai été l’un des quatre candidats aux primaires de la droite à Paris. J’y ai représenté une sensibilité plus sociale, de centre droit. J’y ai combattu la généralisation du travail le dimanche qui nuit à la vie de famille et asservit les travailleurs les plus modestes. Dans ce moment de crise économique et sociale, j’ai souhaité promouvoir l’économie sociale et solidaire. J’ai aussi voulu porter le souci des personnes sans domicile fixe, et sans abri. A l’issue de ces primaires, j’ai obtenu le score notable de 10 %.

Les Parisiens les plus pauvres et les plus fragiles étant au coeur de mon programme, Madame Kosciusko-Morizet m’a alors naturellement demandé de contribuer à son programme social. Et j’ai intégré la liste de Valérie Montandon dans le 12e arrondissement, suite à l’alliance à Paris entre le Parti Chrétien Démocrate dont je suis chef de file et l’UMP.

Mais voilà qu’aujourd’hui, rompant une nouvelle fois ses promesses, Madame Kosciusko-Morizet a tenté inélégamment d’écarter ma candidature au second tour. Alors quels enseignements tirer de cette péripétie ?

D’abord, il ne s’agit évidemment pas d’une question personnelle, mais d’un acte politique. Mais cela interroge sur la crédibilité de la parole de la candidate. Si elle ne tient pas les promesses faites à ses alliés, avant les élections, tiendra-t-elle les promesses faites à ses électeurs une fois les élections passées ?

Ensuite, on peut dire que cela révèle un infléchissement de la campagne. Tenter d’écarter le candidat qui porte les thèmes de la solidarité, revient tout simplement à prendre un tournant ultra-libéral. Le signal est clair. Pourtant, en ces temps de crise très dure, il faut au contraire se préoccuper davantage des plus fragiles dans notre société.

Evidemment, les plus pauvres ne votent pas beaucoup. Du coup, ils sont toujours les grands oubliés. Mais on le sait, et l’avenir le prouvera, les électeurs ne souhaitent pas des candidats impitoyables, des « tueurs ». Ils veulent de l’authenticité et qu’on se préoccupe d’eux et de leurs problèmes.

Ce qui s’est passé est vraiment regrettable tant sur un plan politique qu’idéologique. Mais les électeurs sauront, à n’en pas douter, tirer les conséquences qui s’imposent…

Franck  Margain
Conseiller régional Île de France
Vice-Président du Parti Chrétien-Démocrate

 

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.