PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Il faut voter d’urgence une hausse de la TVA d’au moins deux points

PCD 25 septembre 2011

Dans Le Monde, Christine Boutin dénonce la « lâcheté » budgétaire du gouvernement et affirme que le pays est en état de « guerre économique ».

Vous regrettez l’absence de courage, en matière de lutte contre les déficits, du gouvernement…

Pour moi, si rien n’est fait, la dégradation de la note de la France est inévitable. On voit ce qui s’est passé en Italie : tous les pays qui ont un endettement excessif seront atteints. L’année prochaine, la France sera, en volume, le premier emprunteur d’Europe. Elle sera donc touchée, c’est une certitude. On laisse transparaître notre indécision en ne faisant pas de vrai plan de rigueur. Le gouvernement nous a proposé des petites mesures. Tout cela manque de volonté politique. Vous voulez éviter la révolte au prix de la lâcheté. Vous avez la lâcheté, vous aurez la révolte !

Que proposez-vous ?

Je pense qu’il faut, dès le prochain projet de loi de finance, voter d’urgence une hausse de la TVA d’au moins deux points. C’est une question de semaines. Il faut un signal fort, tout de suite. Pour les plus fragiles, cependant, il faut accompagner cette hausse générale d’une baisse sur les produits de première nécessité, dans l’alimentation. Je propose dans ce cas une TVA à 5,5 %. Ensuite, pour le prochain quinquennat, il faut une vraie réforme fiscale. Je propose de ne plus avoir que deux tranches, la première de zéro à 20 000 euros de revenus annuels, la deuxième au dessus.

Sont-ce des propositions chiffrées ?

Je ne sais pas si les deux points de hausse de la TVA seront suffisants. Je n’ai pas les machines de Bercy pour faire les calculs. Mais tout cela doit tenir dans un budget à zéro déficit. Il faut aussi faire des économies drastiques dans les dépenses de l’Etat.

Où vous situez-vous sur l’échiquier politique ?

Je vois une société mangée par les termites. La droite, la gauche, ça n’a plus de sens. Quelle est la différence entre Manuel Valls, Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy ? Tout est en train de s’effondrer. On est en guerre économique. Il faudrait un gouvernement d’union nationale.

Vous avez laissé entendre que vous retirerez votre candidature, comme en 2007, si celle-ci empêchait M. Sarkozy d’être au second tour. Qu’en est-il ?

Tout peut se passer. Nicolas Sarkozy peut même ne pas être candidat. Moi, je profite de ma position de candidate de premier tour pour dire les choses.

Pensez-vous réussir à récolter les 500 signatures pour votre candidature ?

J’en suis sûre. J’ai un bon réseau par mon parti et j’ai déjà réussi à le faire en 2002.

Vous aimez cet article ? Partagez-le !

A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.