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IVG et contraception : sous des pseudo-arguments de solidarité, une volonté de banaliser l’avortement

PCD 26 octobre 2012

Les députés ont voté aujourd’hui le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG) par l’assurance maladie à toutes les femmes à partir de 2013 ainsi que la prise en charge intégrale de la contraception pour les jeunes filles de 15 à 18 ans.

« Pourquoi, en période de crise sans précédent, le gouvernement se permet-il d’alourdir les dépenses d’assurance maladie avec ce type de mesures ? Pas pour des raisons de “justice” !, déclare Christine Boutin, présidente du PCD. L’argument avancé – garantir l’égal accès des femmes à l’IVG – est faux. L’IVG est déjà remboursée à 100 % pour les mineures et est couvert par la CMU pour les femmes défavorisées.

Cette mesure purement symbolique vise seulement à banaliser l’avortement, acte qui a pourtant des conséquences graves. Selon un sondage réalisé en 2010 par l’institut IFOP, 83 % des femmes interrogées estimaient que « l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre ».

Toujours selon ce sondage, 60% des femmes interrogées estiment que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’IVG ». Si l’on voulait vraiment aider les femmes, les 13,5 millions de surcoût annuel que représente le remboursement à 100 % de l’IVG pourraient être versés aux associations qui accueillent les femmes enceintes en difficulté et leur permettent de poursuivre leur grossesse dans de bonnes conditions.

Le gouvernement manifeste en outre le peu de cas qu’il accorde aux parents en instaurant l’accès gratuit à la pilule pour les mineures, et son obstination à refuser de regarder en face le bilan de plusieurs décennies de politique de santé publique en matière de contraception : toujours plus de contraception, c’est toujours plus d’avortements. Encourager les mineures à la prise de pilule, c’est encore une fois banaliser l’avortement et prendre le risque de les multiplier : combien d’avortements font suite à un oubli de pilule ?

On dénombre aujourd’hui toujours 220 000 avortements par an en France ; ils étaient 200 000 en 1975. La contraception de masse n’a donc jamais réduit le nombre d’avortements. Il serait temps d’accepter que nous nous sommes trompés de chemin. »

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A propos de l'auteur

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