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Le combat doit continuer !

PCD 10 juillet 2013

Audrey Levavasseur, Délégué Général Adjointe du PCD, intervenait sur le podium du rassemblement des opposants au mariage pour tous à l’occasion de la libération de Nicolas, prisonnier politique depuis un mois.

Nicolas a été libéré. Nous pouvons nous en réjouir, pour lui, pour nous. Mais notre vigilance ne doit pas retomber, notre mobilisation ne doit pas cesser. Nous devons refuser de nous laisser endormir. Le combat doit continuer !

Nous devons continuer de nous lever, pour dire non : non à la justice à deux vitesses ! Non au mépris du peuple ! Non à la destruction de la famille, au libertarisme, à l’idéologie ! Non aux dérives totalitaristes ! Non à la police politique !

Mes amis, continuons de résister, continuons de défendre la société que nous voulons : une société où règne la justice ! Une société de paix ! Une société où la dignité humaine est respectée, où le plus fragile, à savoir l’enfant, est protégé ! Aujourd’hui en France, un cri se lève, les consciences s’éveillent, une juste révolte surgit, des personnes se rassemblent pour faire entendre leur voix : ensemble, ne lâchons rien !

Il y a quelques jours, en Egypte, François Hollande a dit : « C’est un échec quand des millions de personnes descendent dans les rues contre un président élu démocratiquement ».

M. Hollande, regardez votre pays ! Vos leçons de morale, vos recommandations, gardez les pour vous ! Appliquez-les à votre propre politique ! Inquiétez-vous de votre peuple !

Aujourd’hui, en 2013, chez nous, en France, un homme a été jeté en prison pour ses opinions politiques et philosophiques. M. Hollande, c’est une honte !

Pour prononcer sa peine contre Nicolas, le juge a suivi strictement les réquisitions du Parquet, qui est placé, rappelons-le encore, sous l’autorité du Garde des Sceaux, Madame Taubira !!!!! Il y a peu, elle dénonçait ce système comme liberticide et elle promettait de l’abroger et de renforcer l’indépendance de la justice ! Il est amusant de voir comme les promesses s’évaporent facilement lorsque l’on arrive au pouvoir.

Nicolas est un prisonnier politique : ne laissons pas les dérives totalitaristes du gouvernement éteindre notre voix. Ce gouvernement veut nous imposer un modèle de société dont nous ne voulons pas. Il veut nous faire taire. Crions ! Il veut nous réduire à l’inaction ! Mobilisons nous ! Il veut nous faire peur : montrons que nous sommes déterminés !

Mes amis, la politique peut être un lieu de résistance ! Ne les laissons pas s’accaparer le pouvoir, et tout décider à notre place ! J’ai été candidate aux élections législatives en Seine-Saint-Denis, j’ai des responsablilités au Parti Chrétien-Démocrate depuis 4 ans, je travaille aussi à l’Assemblée nationale en tant que collaboratrice parlementaire. Je suis dans le monde politique et je peux vous le dire : oui, c’est un monde difficile, non, tout n’y est pas toujours pur ! Mais être un élu de convictions, c’est possible, faire de la politique proprement, c’est possible ; je l’ai vu, je le vois. Le monde politique nous déçoit ? Il nous appartient de changer cela. La politique est faite par les hommes ! La politique peut être faite par nous, par vous ! Tout le monde n’a pas vocation à s’engager en politique, mais plus que jamais, aujourd’hui, la question doit se poser à chacun d’entre nous ! Car c’est dans le monde politique, en grande partie, que les choses se décident. Et si nous ne voulons pas nous y engager, au moins, soutenons nos élus.

Albert Einstein a dit : « Ne fais rien contre ta conscience, même si c’est l’Etat qui te le demande. »

Plusieurs maires ont choisi cette voie, en refusant de célébrer des mariages gays. Mais en faisant cela, ils vont devoir payer et aller en prison. Au passage, merci, M. le Président, pour cette République apaisée que vous nous aviez promise… Ces politiques courageux qui ont le courage de résister, aidons les, rejoignons les, ne les abandonnons pas !

Thomas More, Patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques, a été exécuté au XVIeme siècle, sous Henri VIII d’Angleterre dont il était le chancelier, pour avoir refusé de cautionner des attitudes qu’il jugeait illégitimes de la part du roi. Ce patron des politiques a écrit :

« Quand on délibère sur les affaires de l’Etat au sein d’un royal conseil, si l’on ne peut pas déraciner de suite les maximes perverses, ni abolir les coutumes immorales, ce n’est pas une raison pour abandonner la chose publique.

Le pilote ne quitte pas son navire, devant la tempête, parce qu’il ne peut maîtriser le vent. Suivez la route oblique, elle vous conduira plus sûrement au but.

Sachez dire la vérité avec adresse et à propos ; et si vos efforts ne peuvent servir à effectuer le bien, qu’ils servent du moins à diminuer l’intensité du mal. »

Mes amis, nous non plus, ne nous décourageons pas ! Nous aussi, engageons-nous, là où nous le pouvons, là où nous sentons que nous pouvons nous rendre utiles ! Nos actions échappent au pouvoir médiatique et politique. Elles n’entrent pas dans leurs cases. Aujourd’hui, il faut un renouveau de ces pouvoirs, médiatique, politique ! Ils ne comprennent pas que nous passions des heures debout en silence, quand nous aurions mille autres choses à faire, que nous raccourcissions nos week-end, que nous mettions nos économies dans des billets de train, pour venir défendre non pas des intérêts individuels, matériels, mais des valeurs, mais un modèle de société ! N’abandonnons pas, refusons le changement de civilisation qu’ils veulent nous imposer, refusons toujours que la vraie liberté, que la vraie égalité soient bafouées.

« La liberté existe pour et par ceux qui l’ont conquise », disait André Malraux dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 29 décembre 1945. Ensemble, soyons des résistants, soyons des combattants, soyons des défenseurs de la liberté ! Nous serons forts si nous sommes unis : n’abandonnons JAMAIS !

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.