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Le PS et l’UMP : Même combat contre la démocratie.

PCD 1 décembre 2011

Au moins, cela a le mérite d’être clair. En l’espace de quelques semaines, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, et Martine Aubry, première secrétaire du PS, ont exhorté leurs élus à réserver leurs parrainages à leurs candidats respectifs. Une manière directe de couper la parole des petits candidats et de cadenasser la démocratie.

Article du Figaro.fr du 26/11/11

Copé : parrainages UMP pour Sarkozy

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a exhorté aujourd’hui les élus du parti majoritaire à ne donner leur parrainage pour l’élection présidentielle de 2012 à aucun autre candidat que celui de l’UMP, à savoir Nicolas Sarkozy.

Interrogé lors d’une réunion des cadres de l’UMP à Paris par un délégué de la Guyane qui lui demandait quelles étaient « les consignes » du parti face aux demandes de parrainages, Jean-Fraçois Copé a lancé : « les signatures de l’UMP, elles sont pour le candidat de l’UMP. Point ! ».

« Laissons les combinazione aux socialistes, aux Verts et à tous ceux avec lesquels ils ont prévu de faire une alliance objective pour nous faire perdre », a-t-il ajouté. Pour avoir le droit de concourir au côté de Nicolas Sarkozy ou François Hollande, chaque impétrant devra déposer 500 parrainages d’élus auprès du Conseil constitutionnel. Un certain nombre de candidats à la présidentielle connaissent des difficultés dans leur recherche de parrainages, comme Christine Boutin, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou ou encore Marine Le Pen.

AFP

Retrouvez ici l’intégralité de l’article du Figaro.

 

Article du Parisien du 21/12/11

Présidentielle : Le PS réserve ses signatures à Hollande

Même en période de Noël, le PS ne fera aucun cadeau. Hier, lors d’une réunion à l’Assemblée nationale, les animateurs locaux de la campagne présidentielle ont été prévenus : il n’est pas question que des élus socialistes apportent leurs parrainages à un autre candidat que Hollande. Tant pis pour les candidats qui ont du mal à récupérer les 500 signatures d’élus obligatoires pour se lancer dans la course à

Car ils n’auront guère plus de chance auprès des élus de la majorité : « Les signatures de l’UMP, elles sont pour le candidat de l’UMP. Point! » a déclaré Copé, le mois dernier.

« J’ai donné une consigne claire », reconnaît Aubry, la première secrétaire. Le 15 décembre, dans un courrier adressé aux adhérents de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), véritable réservoir à signatures du PS, sa présidente, Marylise Lebranchu, et Martine Aubry insistent : « Le conseil politique réuni autour de François Hollande a insisté sur l’importance qu’aucun parrainage d’élu socialiste et républicain ne manque à notre candidat », la phrase étant surlignée en gras.

Retenir les leçons du passé

Les émissaires de Philippe Poutou (NPA) et de Jean-Pierre Chevènement (MRC) qui frappent aux portes des mairies pour tenter de séduire les élus peuvent donc passer leur chemin. En coupant l’herbe sous les pieds des petits candidats, « François Hollande évite la dispersion à gauche », acquiesce Cambadélis, qui a retenu les leçons du passé. La « générosité » calculée du PS s’est en effet déjà retournée contre lui. En 2002, la délivrance sous le manteau de quelques parrainages à Besancenot (LCR) pour dégonfler la star de l’époque, Laguiller (LO), avait contribué à l’émiettement de la gauche au premier tour et donc à l’élimination surprise de Jospin.

« La clarté, c’est de parrainer Hollande. Il faut installer le débat entre le candidat PS et Sarkozy uniquement », explique Jean-Marc Germain, le directeur de cabinet d’Aubry. Mais le PS n’aurait-il pas intérêt à soutenir de Villepin, Boutin, Dupont-Aignan, Nihous pour affaiblir Sarkozy au premier tour? « Ça ferait petites magouilles », rétorque le député Claude Bartolone. Et les signatures étant rendues publiques, les parrains du PS seraient vite démasqués…

Eric Hacquemand

Retrouvez ici l’intégralité de l’article du Parisien.

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.