PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Les voeux à la presse de Christine Boutin

PCD 20 janvier 2012

Retrouvez l’intégralité de la vidéo et du discours de Christine Boutin le 7 janvier 2012 à l’Atelier lors de la présentation de ses voeux à la presse.

embedded by Embedded Video

YouTube Direktwidth= »620″ height= »360″

Je vous remercie vous tous, la presse. Très directement, et spontanément, et personnellement je vous dis au départ bonne année 2012, pour vos vœux, pour tout ce que vous souhaitez réaliser pour vos familles. Et pour les médias, j’y reviendrai.

Je suis très heureuse de vous retrouver ce matin pour vous présenter mes vœux pour l’année 2012.

Au-delà des souhaits de bonne santé qui me semblent majeurs, je formule pour chacun d’entre nous les souhaits les plus sincères pour la réalisation de tous nos projets.

Présenter ses vœux, c’est croire qu’un avenir est possible. Je veux croire que célébrer la nouvelle année aujourd’hui, c’est affirmer qu’au soir du 31 décembre 2012, nous pourrons nous tourner en arrière et nous dire ensemble : oui, nous avons fait avancer la fraternité.

Ces vœux prennent un relief particulier à l’aune d’une année si importante pour notre pays et pour chacun de nos concitoyens. La crise dans laquelle nous sommes nous impose d’être particulièrement vigilants pour les Françaises et les Français qui souffrent aujourd’hui. Et le coté décalé qui consiste à recevoir des vœux alors que l’on est sur le point de perdre son emploi ne m’échappe pas.

Je reviens de Lorraine, non pas pour fêter Jeanne d’Arc, image populaire qui appartient à tous. Je reviens de Gandrange, où j’ai pu mesurer avec les chômeurs des hauts fourneaux de Thionville combien certaines de nos régions étaient sinistrées.

Je pense aussi aux 2500 employés de la raffinerie Petroplus – non. Voyez dans ce trouble la dimension très profonde que je vis personnellement après cette rencontre en Lorraine, qui a été pour moi quelque chose de très important, où j’ai été saluer, par le dépôt d’une gerbe, la tombe de Robert Schumann, fondateur de notre Europe. J’ai rencontré ces femmes et ces hommes dans cette région, avec ses hauts fourneaux arrêtés, et qui ont une dignité que je tiens vraiment à saluer.

Souvenez-vous, Gandrange : fermé, Florange : proposé, et nous venons d’apprendre que 2500 salariés seront au chômage technique ce semestre. Ce sont ceux qui étaient à Gandrange, à qui ont avait proposé un avenir à Florange. Je pense aussi à la centaine de salarié de Petroplus qui vivent dans l’angoisse aujourd’hui.

Je veux à l’occasion de ces vœux lancer un message d’espérance. Car oui, nous avons les moyens et les ressources pour nous en sortir. L’année 2012 est une année électorale importante pour la France, nous avons ainsi l’opportunité de construire sur de nouvelles bases la France du XXIe siècle.

Encore faut-il que tous les candidats, et tous les citoyens, nous voulions, sur la base d’une citoyenneté partagée et d’une confiance réciproque retrouvée, engager les reformes structurelles qui s’imposent.

Or le paysage qui se profile aujourd’hui n’est pas du tout de cette nature. Que voit-on ? L’institutionnel s’installer, sans renouvellement. Qu’est-ce que l’institutionnel politique aujourd’hui ? Ce sont les deux partis, tels que des pachydermes, le PS et l’UMP, qui n’ont pour seul objectif que d’assurer leur propre survie.

D’un côté un candidat déclaré, François Hollande, qui ne propose que des mesurettes, toujours et encore fondées sur une philosophie libérale et libertaire, qui s’inscrivent dans le « ne bougeons surtout rien ».

Quant à l’autre camp, le mien, il n’a toujours pas de candidat désigné. Il devient pourtant évident que le président non candidat est parti dans une campagne frénétique qui chaque matin, nous réserve son lot de surprises.

Aujourd’hui, le choix semble définitivement installé, seul ces deux sumos seraient là au second tour.

Et bien je vous le dit à vous, la presse, que je remercie d’être présente, et dont le rôle est majeur, il faut que dans ce moment de crise grave et sans précédent, il faut que vous exerciez votre responsabilité afin que chaque courant de pensée puisse s’exprimer. Et votre présence nombreuse, ici, en est le gage. Surtout, ne pas décider avant le résultat des urnes.

Il faut pour demain se donner un horizon commun, enraciné dans des valeurs fortes. Je pourrais à vous présenter mon projet ; il est global, il est cohérent, il recentre l’organisation de notre société sur la place non négociable de la personne humaine, de la conception à la mort naturelle, et ce projet est financé. Vous pouvez consulter ce projet sur mon site boutin2012.fr.

Mais je veux, je vous le dis avec détermination, je veux présenter ce projet aux Français car qu’il répond aux enjeux d’aujourd’hui. Si je ne vais pas présenter vous l’ensemble de mon projet, je voudrais simplement réagir à certaines propositions qui sont faites aujourd’hui, et qui sont particulièrement d’actualité.

La TVA sociale.

La TVA sociale, j’y étais favorable en 2007. A un moment où la crise n’était pas là. Aujourd’hui, je vous le dis très clairement, la TVA sociale comporte des dangers réels pour les plus fragiles d’entre nous, puisqu’il s’agit de la consommation, et donc touchant les familles dont les budgets sont les plus modestes.

Que proposent le Parti Chrétien-Démocrate et sa candidate ? La création d’une taxe, qui s’appelle « pénalité pour irresponsabilité sociale et environnementale », la PISE. Qu’est-ce que cette pénalité particulière ?

Et bien, elle taxerait naturellement les produits, en particulier ceux de l’étranger, venant d’entreprises qui ne respectent pas cette exigence sociale et environnementale.

La plupart de nos entreprises ont en elle-même cette exigence de responsabilité sociale et environnementale. Oui, bien sûr qu’il faut défendre le « fabriquer français », bien sûr qu’il faut aider nos entreprises, mais encore ne faut-il pas mettre en difficulté les plus fragiles d’entre nous.

La PISE a le gros avantage, à la fois, de ne pas pénaliser nos entreprises, d’exiger à l’extérieur ces fondements sociaux et environnementaux, et permettre aux familles les plus fragiles de ne pas voir leur pouvoir d’achat diminuer.

Je vous rappelle que dans le cadre du projet, nous avons, grâce à l’instauration du revenu de base et de la simplification fiscale qui l’accompagne, la possibilité d’alléger de 50 milliards d’euros les charges sociales de nos entreprises.

L’école.

J’ai vu récemment que dans Le Monde, journal bien connu et bien lu, il était question de prendre des mesures radicales, sur l’entreprise. Souvenez-vous, j’ai parlé de la bérézina dans laquelle nous étions au niveau de l’école. Aujourd’hui, nos propositions sont fortes parce que nous voulons une clarification des responsabilités : à la fois celles des parents, qui ont pour vocation la responsabilité de l’éducation, et l’Education nationale, que nous souhaitons appeler Instruction publique : que l’instruction soit la vocation de ce ministère. Je ne développe sur l’école, mais un certain nombre de mesures sont proposées, en particulier la clarification de la mission des enseignants, et l’autonomie des établissements.

Sur la famille.

J’ai eu un débat hier avec le représentant du parti socialiste. Ce serait une catastrophe si le parti socialiste prenait le pouvoir, par rapport à ces valeurs fondamentales que représente la famille ! Pour nous, la famille est le socle de notre société ; certes la société évolue, certes nous ne voulons pas de la famille patrimoniale du XIXe siècle. Le Parti Chrétien-Démocrate n’est pas un parti qui regarde en arrière ; il est cependant conscient que ce sont des fondamentaux solides qui permettront l’avenir. Aujourd’hui, ce n’est pas parce que chacun a son comportement particulier, qu’il doit être obligatoirement légitimé par la loi. C’est la raison pour laquelle, au PCD, nous souhaitons que le mariage soit inscrit dans la Constitution comme étant celui d’un homme et d’une femme.

Ceci, ces trois exemples pour répondre à l’actualité. Mais je pense que ce qui vous intéresse, et qui intéresse un certain nombre de Français, c’est la question suivante : où en suis-je dans ma recherche des signatures ?

Et bien, j’en suis aujourd’hui à 163 signatures

Je vous l’affirme, nous sommes dans une crise grave dans notre démocratie. J’affirme que c’est une tendance lourde que nous voyons se développer, non seulement en France mais aussi en Europe.

En ce qui concerne la construction européenne, à laquelle je suis très attachée, me revendiquant de l’héritage de Robert Schumann, je m’interroge. J’ai voté contre le traité de Maastricht, parce Maastricht me semblait porter en lui-même toutes les difficultés auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui : qu’est-ce que nous avons fait pour la construction européenne ? Prenons l’exemple de l’Irlande : l’Irlande vote, on dit « non, votre vote n’a aucun intérêt, nous allons vous faire resigner un autre traité. Le peuple, vous n’avez rien à dire ». Quel affaiblissement de la démocratie ! Quand on regarde la crise récente, en Grèce, le pays voulait un référendum : « non, surtout pas de référendum, que le peuple ne s’exprime pas ». Et on impose un nouveau premier ministre.

La Hongrie : ce pays donne une très forte majorité à son premier ministre, il prend des orientations. Non, l’institutionnel, bien installé, dit « Il n’en est pas question, qu’est-ce que c’est que ce Premier ministre ».

Et la France ? La France, elle se retrouve avec ces deux pachydermes, ces deux sumos, le PS et l’UMP, qui décident tout simplement de donner des ordres de ne jamais donner de parrainages à quelqu’un d’autre que ses champions. Ceci a des conséquences très directes sur la démocratie.

Je suis une femme expérimentée, je suis en politique depuis plus de 30 ans, j’ai même eu l’expérience d’une élection présidentielle. En 2002, j’ai eu plus de 700 signatures. Personne, absolument personne ne m’a aidé pour avoir ces signatures en 2002.

Aujourd’hui, seulement 163. Ma légitimité n’a pas diminué – j’ai même été ministre. Pour quelle raison est-il si difficile d’avoir ces signatures ? Si j’étais seule à avoir ces difficultés, ce pourrait être inquiétant pour moi, mais en réalité je ne suis pas seule du tout à avoir ces difficultés.

Pourquoi est-ce ainsi ?

Et bien, tout simplement, d’abord parce que nous sommes dans une crise, et que la tendance de chacun d’entre nous, et des élus compris, est au repliement sur soi-même, et surtout à se mettre aux abris, à ne pas affronter la critique de ses habitants et de ses conseils municipaux. C’est une première donnée.

La 2ème donnée, c’est que depuis 2002, il y a un changement réel, institutionnel dans notre pays, et j’y suis tout fait favorable : c’est le développement de l’intercommunalité. C’est l’expression de la solidarité qui respecte l’identité des 36 000 communes de France. Mais la réalité, c’est que les présidents d’intercommunalité sont la plupart du temps encartés, soit à droite, soit à gauche. C’est rarement un maire divers droite ou non inscrit qui se trouve en responsabilité d’intercommunalité.

Et compte tenu de l’ordre donné par Mme Aubry, de l’ordre donné par M. Copé, soutenu par l’Elysée, il est bien évident que se fait un repliement plus important, car les élus qui dépendent de leur intercommunalité pour leurs subventions, la réalisation de la piscine, des ronds-points, ou de la remise en état de l’école, préfèrent ne pas prendre position.

 

Alors, que vais-je faire pour avoir ces signatures ?

Je peux vous dire, je suis absolument déterminée, absolument déterminée, et j’irai jusqu’au bout. Car il ne s’agit même pas de mon projet, auquel je crois parce qu’il est beau, parce qu’il est cohérent, parce qu’il est financé, et parce qu’il remet la personne humaine au cœur, mais je suis encore plus déterminée parce qu’il s’agit d’une attaque très directe d’un principe fondamental qui fait l’identité de la France, c’est-à-dire la démocratie. Moi, je me battrai jusqu’au bout pour la défense de la démocratie.

Alors qu’allons-nous faire ? Moi, toutes les équipes et les délégations allons véritablement donner un coup de rein pour rencontrer les élus, mais je vais moi-même m’y engager très directement. J’ai choisi – parce que parmi les 36 000 communes il est très difficile d’en choisir une plutôt qu’une autre – quelque chose de cohérent, je partirai donc sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, et j’irai voir tous les maires de toutes les communes sur ce chemin. J’y reviendrai tout à l’heure.

Je vous ferai remarquer que sur le champ du droit, nous constituons un recours devant le conseil constitutionnel. Nous avons déjà saisi, avec mon directeur de campagne et son adjoint – que je remercie pour leur travail et leur présence efficace et compétente –, nous avons saisi le conseil constitutionnel par une lettre, à laquelle à été donnée une réponse, si nous la regardons entre les lignes, nous pouvons peut-être dire qu’il y a un petit appel ; mais appel ou pas appel, nous déposons un recours devant le conseil constitutionnel la semaine prochaine.

Et je rappelle que j’ai saisi le Premier ministre, qui avait une opportunité lors de la discussion de la loi organique sur la baisse du remboursement des frais de toutes les élections, de faire en sorte que la publicité de ces parrainages soit levée, en instaurant l’anonymat. Il était possible de déposer un amendement disant que, compte tenu de la situation, et du fait nouveau de l’intercommunalité en particulier, on pouvait comprendre que certains élus aient quelques réticences, et on pouvait inscrire cet anonymat dans la loi. Nous avons eu une réponse complètement sans intérêt, qui en tout cas montrait la détermination de ne pas lever cette affaire de la part du Premier ministre.

Alors, effectivement, j’ai parlé de bombe atomique. Et je tiens à y revenir aujourd’hui. Oui, j’ai effectivement parlé de bombe atomique, car nous sommes aujourd’hui dans la fragilisation du principe qui a fait la France, la démocratie.

Qu’est-ce que la démocratie, sinon que l’expression plurielle des idées politiques ? J’ai été très surprise de constater que, lorsque j’en ai parlé, à la fois les observateurs médiatiques et l’opinion, n’ont imaginé qu’un dossier de corruption ou un dossier pas très clair touchant Nicolas Sarkozy. Je suis très étonné que la seule idée qui soit venue ait été la possibilité d’un dossier de ce genre.

Et bien je vous le dis très clairement, il ne s’agit pas de ça. C’est vraiment mal me connaître que de penser cela. Moi, je ne fais pas de la politique de caniveau. Jamais je n’ai fait cela pendant mes trente années de vie politique, jamais.

La bombe atomique, elle peut prendre de très nombreuses formes. Alors, hier, il a été question, par une question justement d’un de vos confrères, de savoir s’il m’était possible de soutenir un autre candidat. Certains ont considéré qu’il s’agissait d’une bombinette. A voir les échos que cela a eu, aussi bien dans les médias que dans les deux partis concernés, il ne me semble pas que cela soit une si petite bombinette, voyez-vous.

Effectivement, pour quelle raison ai-je laissé entrevoir qu’une des formes de la bombe atomique pouvait être le changement de mon soutien au candidat de l’UMP non encore déclaré ?

Je suis à droite, je ne me tromperai jamais de camp. Mais il y a des degrés de gravité dans les niveaux de responsabilité. Je vous le dis encore une fois très clairement, la bombe atomique n’est utilisée que si l’on en a besoin. En ce qui concerne le fait que je puisse soutenir un autre candidat, et en particulier François Bayrou, cela a été une surprise pour beaucoup. Parce que j’ai été assez dure à son endroit – et je maintiens. François Bayrou a été responsable de l’explosion d’un courant de pensée politique qui était tout à fait nécessaire à notre pays, qui était l’UDF, et en particulier le courant de pensée chrétien-démocrate, que je veux faire revivre et réveiller en France. Il a une responsabilité majeure dans cette explosion.

Mais moi, je m’adresse à mon camp, la droite, qui assume parfaitement le fait que les adhérents de l’UMP ne puisse soutenir que leur champion ; et bien moi je demande aux responsables de l’UMP, et au président de la République, qui est au-dessus de tout cela, de lever ce déni de démocratie. Et vous pouvez bien comprendre qu’il ne me serait pas possible, du fait du degré de gravité de la faute entre l’explosion d’un courant de pensée et la fragilisation de la démocratie, que je ne pourrais en aucune manière soutenir un candidat qui ne lèverait pas ce déni de démocratie. Voilà la raison pour laquelle j’ai laissé entendre que la bombe atomique pouvait prendre ce chemin là.

Je ne veux pas faire de chantage. Certains on parlé de chantage, ce n’est pas mon genre du tout, moi je me bats pour des idées, pour des convictions, parce que je crois en la France et je crois dans les Français ; et je crois que nous sommes dans une crise très grave. Et personne ne m’empêchera de parler et de défendre ce principe absolument essentiel qu’est la démocratie.

Donc, je pars sur les chemins de Compostelle, parce que c’est bien évidemment symboliquement fort, mais au-delà de l’aspect religieux qui est porté par ce chemin, c’est aussi un lieu de rencontre, de contact avec l’environnement, un lieu de surprise et d’engagement. Et je vais rencontrer tous les maires qui se trouvent sur le chemin de Compostelle. Il y a beaucoup de chemins pour Compostelle : j’ai choisi celui qui commence par traverser mon département, les Yvelines, et puis nous irons vers Tours, vers Poitiers, vers Bordeaux. Cette opération commencera sans doute la semaine prochaine, et c’est avec un minibus que j’irai à la rencontre des maires.

J’appelle tous les maires à donner leur parrainage à un candidat, pourvu qu’il soit le représentant d’une famille politique française. Je dis aux maires : donnez à qui vous voulez, mais donnez, l’enjeu est trop grave. Sans vous, nous n’aurions bientôt plus qu’à choisir entre les deux gros partis, qui sont devenus des machines de guerre, totalement étrangères aux préoccupations quotidiennes des plus fragiles d’entre nous. Et qui bâillonnent l’expression au profit de leurs seuls intérêts.

L’année 2012 ne doit pas être l’année de l’affaiblissement de notre démocratie. Je vous le redis, c’est l’identité française qui est touchée. La France donne des leçons de démocratie au monde entier. Et actuellement, nous voyons un baillonnage de cette démocratie.

J’appelle chaque Français à aller voir son maire. Pour le rassurer, pour lui dire, M. le maire, le parrainage n’est pas un soutien aux idées, le parrainage, ce pouvoir qui vous est donné, c’est un soutien qui permet à la démocratie de s’exprimer. Donnez à qui vous voulez, mais donnez. La démocratie affaiblie, c’est notre liberté d’expression citoyenne qui sera atteinte un jour. Je demande donc au Français d’aller voir leur maire pour les rassurer. Je demande aux citoyens français : c’est dans leur responsabilité de le faire.

Pour conclure, je formulerai en définitive un seul vœu – ou plusieurs. Tout d’abord que chaque détenteur d’autorité assume pleinement cette responsabilité. Que les candidats ne tombent pas dans la petite phrase, qu’ils proposent un projet ambitieux aux Français. Depuis toujours, à chaque campagne présidentielle, on parle d’une campagne au ras des pâquerettes. Compte tenu de la crise, nous ne pouvons pas nous responsables politiques, nous permettre une campagne d’un tel niveau. Ce ne serait pas à la hauteur de l’enjeu et les Français le savent. Je souhaite que les médias fassent vivre le débat en faisant appel au meilleur de chacun des candidats. Je souhaite que les élus n’aient pas peur. Qu’ils prennent toute leur part au défi qui est devant nous. Je souhaite que la France retrouve l’espérance, que les Français choisissent le chemin du redressement fondé sur la seule valeur qui vaille, celle de l’humain ancré dans son histoire et tourné vers demain avec enthousiasme. Je vous remercie.

Vous aimez cet article ? Partagez-le !

A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.