le 26/02/2013 huffingtonpost. UMP – Les ténors parisiens de l’UMP, copéistes comme fillonistes, ont réaffirmé mardi 26 février leur souhait d’organiser une primaire pour désigner le candidat de la droite à la mairie de Paris, alors que des voix se sont élevées pour mettre en doute son utilité.
« Nous avons une réunion vendredi 1er mars pour valider les propositions que nous ont faites différentes sociétés prestataires. Ce n’est pas parce qu’il y a quelques rumeurs que ça s’arrête (…) Nous, on continue à travailler pour qu’elles aient lieu », a déclaré à l’AFP le président de la fédération Philippe Goujon, proche de François Fillon.
Mais Christian Jacob s’interroge :
« Pour nous la primaire n’est pas du tout arrêtée », a confirmé le maire « copéiste » du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq.
Le député de Seine-et-Marne et président des députés UMP, Christian Jacob, s’est interrogé lundi 25 février sur la nécessité de cette consultation. « Je ne suis pas convaincu que la primaire soit l’alpha et l’omega de la vie politique », a déclaré ce proche du président de l’UMP Jean-François Copé, avant de suggérer aux deux principales candidates, Nathalie Kosciusko-Morizet et Rachida Dati, de se mettre d’accord.
Jean-François Copé, qui avait pourtant annoncé le 15 janvier l’organisation d’une primaire à Paris, a lui-même instillé le doute la semaine dernière, au cours d’une réunion rassemblant les élus « copéistes » de la capitale. « Il a dit qu’il y avait une disproportion entre les candidats. Il a conseillé à ceux qui lui sont les plus proches (Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, ndlr) de se retirer », a expliqué à l’AFP le député-maire du XVIe arrondissement Claude Goasguen, confirmant une information du Journal du dimanche.
Les 4 candidats en lice y sont attachés.
« Ils n’ont pas manifesté l’intention de se retirer », a-t-il ajouté.
« Elle va avoir lieu. Il faut absolument une primaire. On perdrait toute crédibilité en ne l’organisant pas. Certains disent « c’est difficile, c’est difficile ». Il fallait y penser avant, il ne fallait pas annoncer de primaire, il y en a marre de faire des tourniquets », a tempêté Claude Goasguen.
« Christian Jacob est élu de Provins, qu’il s’occupe de Provins », a grondé Claude Goujon.
Les quatre candidats déclarés, NKM, Rachida Dati, le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel et le président délégué du Parti Chrétien-démocrate Franck Margain ont réaffirmé ces derniers jours leur attachement à la tenue de la primaire.
En privé, les doutes sont bien là.
Pour autant, certains proches de Nathalie Kosciusko-Morizet partagent en privé les doutes exprimés par Christian Jacob. « Le problème c’est que c’est cher, et que cela vient tard (…) Si NKM peut s’entendre avec Dati c’est mieux pour Dati », déclarait la semaine dernière à l’AFP un député UMP de la capitale.
« Je suis très dubitatif, j’attends de voir », confiait un conseiller de Paris. Raisons de ces réticences: le coût de la consultation, les délais d’organisation, l’incertitude sur la mobilisation des électeurs, la sécurité du vote.
Pour l’heure, la fédération s’achemine vers l’organisation d’un vote par voie électronique, confié à un prestataire extérieur. Chaque participant devrait s’acquitter d’une somme d’au moins trois euros, et la possibilité de voter et payer par SMS est à l’étude, a précisé Jean-Pierre Lecoq.











