PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Non aux salles de shoot financées par la Région Ile de France

PCD 21 septembre 2012

Hier matin, lors de la commission régionale Île de France présentant la politique régionale de santé, Monsieur Jean-Paul Huchon a demandé l’approbation d’une mise en place d’une subvention de 200 000 € pour des « centres dans lesquels les usagers de drogues confirmés sont autorisés à consommer les produits dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité sanitaire. » plus simplement ‘les salles de shoot’.

Les salles de shoot sont hypocrisie et abandon.

Franck Margain, conseiller régional UMP et Vice-président du PCD, nous exprime son refus : « Ces salles d’injection abandonnent les toxicomanes face à leur détresse. Sans accompagnement de spécialistes, personnel médical, psychologue, suivi individualisé, l’usage de la drogue dure devient licite, c’est une démission inacceptable des pouvoirs publics face à un fléau qui touche de plus en plus les très jeunes. Ces salles envoient des signaux contraires au travail de prévention, de suivi en milieu médical faits en France aujourd’hui et qui ont permis de réduire continuellement année après année le nombre de morts par overdose à l’héroïne. »

Seuls 8 pays dans le monde ont ouvert ce genre de structures et déjà plusieurs font marche arrière, comme l’Australie, le Canada ou la Norvège. Ces salles de shoot n’ont en effet jamais permis de limiter la propagation des maladies transmissibles ou de diminuer les trafics illégaux.

Injecter de l’argent public dans des salles de shoot – qui, jusqu’à preuve du contraire sont toujours illégales, comme l’usage de la drogue – est une grave erreur pour une collectivité publique, c’est ce que semble oublier le rapport de politique régionale de la santé. Après le marché du pétrole et celui de l’alimentation, la drogue est le 3eme marché du monde. Ne contribuons pas à enrichir les trafiquants, résistons aux lobbies qui assènent les élus sur la nécessité d’ouvrir des salles de shoot. Respectons les toxicomanes dans toute leur dignité, accompagnons les, soutenons les, encourageons les politiques de sevrage et de prévention.

Affectons le budget des salles de shoot aux structures hospitalières par la création de lits spécialisés en addictologie afin d’éviter l’envoi des toxicomanes en psychiatrie ou en prison.

Les toxicomanes n’ont pas besoin qu’on les aide à se piquer mais plutôt de bienveillance, de générosité et d’attention.

 

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A propos de l'auteur

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