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[Primaire UMP] Ces chiffres dont le nombre ne fait pas le poids

PCD 4 juin 2013

NOUVEL ARBITRE  04/06.  Un commentaireQuand les chiffres ne pèsent pas toujours lourds : les résultats de la Primaire UMP pour les municipales de Paris.

Après quelques semaines de campagne hautes en couleurs, l’heure de vérité a sonné pour les candidats à la Primaire UMP pour les municipales de Paris 2014. Puisque Chenva s’est vu contraint de se retirer de la course pour se ranger sous la bannière d’NKM, tout ne se jouait plus qu’entre quatre candidats : Legaret, Kosciusko-Morizet, Margain et Bournazel. Sans surprise aucune, c’est Nathalie Koscuisko-Morizet qui a été proclamée lundi soir tête de liste de l’UMP avec 58,16 % des suffrages. En dépit de l’inconsistance de son programme, NKM fera figure d’opposition molle contre Anne Hidalgo pour les municipales l’an prochain.

«Nous apprenons la démocratie»

Vendredi dernier, la remise en doute de la fiabilité du dispositif de vote sème la pagaille, après que le quotidien Métro ait dénoncé la possibilité de fraudes. Voyant que l’affaire ne tournait pas en sa faveur, Bournazel s’en empare en s’étalant en vaines acrobaties pour exiger l’annulation du scrutin avant même la fin des votes. En réaction à cette compétition interne aux tournures douteuses à laquelle l’UMP n’était pas accoutumée, Jean-François Copé faisant figure de vieux sage proclame «Nous apprenons la démocratie». NKM élue, les propos de Bournazel lui font aujourd’hui défaut. Après avoir solennellement déclaré : « Aucun d’entre nous ne peut sortir légitimé et n’aura l’autorité et la légitimité nécessaires pour affronter la majorité sortante en 2014 », il s’est empressé de crier haut et fort mais un peu tard que « NKM avait gagné » et qu’il fallait à tout prix la suivre.

Franck Margain sort la tête haute de cette Primaire

Par-delà ce simulacre de victoire d’NKM, puisqu’elle pensait la campagne gagnée d’avance en se présentant face à « d’heureux inconnus », la vraie victoire de cette campagne de la Primaire UMP, c’est l’entrée en scène d’hommes politiques de conviction. En effet, c’est avec un score bien au-dessus des espérances du Parti Chrétien-Démocrate lui-même, le premier heureux surpris, que Franck Margain sort la tête haute de cette Primaire. Alors que son parti ne le créditait de pas plus de 5 %, Franck Margain reçoit 10.34 % des voix parmi les électeurs parisiens. Alors que les sondages donnaient, la veille encore, 82 % à la favorite selon Libération, l’ancienne ministre n’a reçu que 58,16 % des suffrages. Quant à Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement, qui avait le soutien inconditionné de la Manif Pour Tous, il a obtenu le double : 20,40 %. Avec ce résultat inespéré donc, Franck Margain arrive au même niveau que Pierre-Yves Bournazel sans avoir du tout bénéficié de la grande couverture médiatique dont a profité ce dernier.

Cette Primaire laisse entrevoir la politique sous nouveau jour

Les médias étaient unanimes sur le sort du candidat du PCD, Franck Margain serait le grand perdant de la campagne parce qu’il est inconnu. Mais le vice-président du Parti Chrétien-Démocrate a su montrer par sa persévérance quotidienne que ce n’était pas parce qu’un homme était connu qu’il était compétant. La grande révélation de ces dernières semaines, ce sont des candidats vrais, des candidats authentiques. Et aux premiers d’entre eux, le vice-président du Parti Chrétien-Démocrate. Désormais incontournable dans la volonté de reconquête de Paris par l’UMP, Franck Margain aura son rôle à jouer à présent dans le paysage politique les municipales de Paris. Mieux : il restera un acteur dans les combats politiques à venir. Ainsi, cette Primaire laisse entrevoir la politique sous nouveau jour, un jour où le politique ne sera plus un gestionnaire d’opinion, mais un homme de conviction, un jour où les moyens n’auront plus valeur de fin, un jour où peut-être enfin le politique voudra dire ce à quoi il croit et non plus dire ce à quoi l’on veut croire.

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A propos de l'auteur

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