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Projet de révision des lois de bioéthique : Encore un effort, Madame Bachelot !

PCD 13 avril 2012

Le PCD salue un texte mesuré mais appelle à la vigilance et à la mobilisation des parlementaires.

Roselyne Bachelot a présenté ce matin au Conseil des ministres son projet de loi sur la bioéthique. Selon Christine Boutin, « ce texte est un bel encouragement pour tous ceux qui, comme le Parti Chrétien-Démocrate, se sont mobilisés depuis plus de deux ans pour que l’intérêt supérieur de l’enfant et le principe de la dignité humaine soient au cœur de la réforme. »

 

« L’esprit du texte est équilibré et globalement conforme aux avis des citoyens exprimés lors des états généraux de la bioéthique, » a ajouté la Présidente du Parti Chrétien-Démocrate.

Les risque les plus problématiques ont été évités : pas d’extension du Diagnostic Préimplantatoire (DPI) à la trisomie 21, maintien de l’interdiction de la gestation pour autrui, pas d’ouverture de l’assistance médicale à la procréation (AMP) aux célibataires ou aux couple homosexuels, ni autorisation du transfert d’embryon post mortem.

 

Sabine Faivre, Secrétaire nationale Vie, Famille, Santé du PCD exprime sa satisfaction de voir pour la première fois pris en compte l’intérêt de l’enfant à naître dans la préconisation sur la levée de l’anonymat sur les dons de gamètes. Cette mesure montre bien que les enjeux psychologiques liés aux techniques de PMA sont loin d’être anodins.

Elle appelle les parlementaires à une vigilance accrue, certains points demeurant ambigus. Les dérogations sur la recherche sur l’embryon, à laquelle le PCD rappelle sa ferme opposition, pourraient en effet être étendues via le remplacement de l’exigence de finalité thérapeutique par la finalité médicale, notion floue qui vide l’interdiction de sa substance !

Par ailleurs, la disparition de la référence, dans le texte, aux méthodes alternatives permettant de supplanter la recherche sur l’embryon, pourtant objet de dissensions éthiques, est inquiétante : elle entérine de facto la recherche sur l’embryon, qui n’aura donc plus de limites. Or les dernières avancées sur les cellules souches adultes ont montré qu’une autre voie était envisageable.

Le PCD regrette enfin que le projet de loi n’ouvre pas la voie à la conservation de sang de cordon, notre pays étant très en retard dans ce domaine qui permet de réconcilier science et éthique au cœur de la recherche.

« Les raisons d’espérer sont réelles, mais la vigilance du Parlement doit maintenant s’exercer : ce texte peut encore être amélioré par amendements et j’appelle les parlementaires à s’en saisir sans tarder », conclut Christine Boutin.

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.