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Révision de la loi de bioéthique : le PCD approuve certaines évolutions, tout en restant vigilant

PCD 13 avril 2012

Le PCD, engagé depuis le début dans les Etats Généraux de la bioéthique, manifeste sa satisfaction de voir certaines évolutions amendées par les députés lors du vote en première lecture.

 

En effet, plusieurs des amendements votés sont proches de propositions émises par le PCD, voire même innovantes :

• Renforcement de l’information délivrée aux femmes enceintes confrontées au Diagnostic Prénatal (article 9),

• Obligation de confronter les résultats de la recherche sur l’embryon à celle sur les cellules souches adultes (article 23),

• Création d’une clause de conscience pour les chercheurs refusant de travailler sur les cellules souches embryonnaires (Article 24 quinquies),

• Maintien de l’aide à la procréation pour raisons médicales et non pour raisons sociales (article 20),

• Demande au gouvernement d’une remise d’un rapport sur le financement actuel de la recherche sur la Trisomie 21 (article 12 bis),

• Refus de la Gestation Pour Autrui…

Ces amendements signent une évolution notoire, qu’il faut saluer.

Cependant, le PCD regrette que le texte entérine certains des dysfonctionnements de la précédente loi, tant en matière de diagnostic pré-implantatoire que de poursuite des recherches sur l’embryon, alors que tout laisse aujourd’hui à penser que d’autres voies de recherche, dénuée de risque éthique, sont possibles.

Concernant les mesures sur le diagnostic prénatal et l’information éclairée apportée aux femmes, le texte ne pose aucune des vraies questions concernant les risques psychologiques liés à l’avortement ni ne prévoit d’éléments de recherche en matière de santé mentale pour les femmes. Le PCD regrette également que les droits des enfants issus des dons de gamètes, à connaître leur origine, ne soit pas reconnus, créant ainsi de nouvelles discriminations.

Face à un tel bilan contrasté, le PCD restera vigilant sur la suite des débats au Sénat, tant pour que soit maintenus et mis en œuvre les engagements qui lui paraissent positifs, que pour demander la remise en cause des pratiques contraires au respect de la dignité humaine, au premier rang desquelles la recherche sur l’embryon.

 

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