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Souvenons-nous de 1895 et des Chrétiens d’Orient !

PCD 31 janvier 2013

Antony Marchand, conseiller politique auprès de Christine Boutin, alerte l’opinion face aux massacres perpétrés en Orient, notamment en Arménie, sur les chrétiens et interpelle le Gouvernement :

À la fin du XIX° siècle, dans une indifférence quasi-générale, la population d’origine arménienne qui vivait dans l’Empire ottoman a fait l’objet d’exactions répétées puis, à partir de 1983, d’un déferlement brutal de violence organisée qui a fait des dizaines de milliers de victimes.

Vingt ans plus tard, les « Jeunes Turcs » au pouvoir dans l’Empire ottoman ont exterminé un million deux cent mille Arméniens dans ce qui constitue l’un des premiers génocides du XX° siècle.

Depuis quelques mois, une série de meurtres et d’attaques dirigés contre la communauté arménienne est survenue en Turquie, sans que les médias ne mettent l’accent sur ces crimes haineux ni que, et c’est plus grave, les pays occidentaux ne s’en émeuvent.

En octobre 2011, une femme arménienne a été insultée et frappée par un chauffeur de taxi dans lequel elle était montée, à Zincirlikuyu, simplement en raison de ses origines. Le dépôt de plainte, en dépit des preuves apportées, n’a pas encore conduit à l’arrestation du coupable.

À Samatya, en décembre 2012, une femme de 87 ans, d’origine arménienne, a été trouvée violemment agressée dans son appartement de Samatya. Comme elle entrait dans son appartement, un homme l’a poussée, battue puis a tenté de l’étrangler. Malgré son âge et l’acharnement de son agresseur, elle a survécu à son agression. Le 28 décembre, Maritsa Kucuk, 85 ans, a été trouvée nue, poignardée et une croix tracée au couteau sur la poitrine dans son appartement de Samatya.

Le 6 janvier 2013, jour du Noël arménien, une femme d’origine arménienne a fait l’objet d’une tentative de kidnapping par trois individus, sur la route d’une église arménienne d’Istanbul. Le 10 janvier 2013, un Turc (Iker Sahin, 40 ans), enseignant dans une école primaire arménienne, a été trouvé égorgé dans son appartement de Kadokoy, à Istanbul.

Selon la presse arménienne de Turquie, les victimes sont intimidées et appréhendent de parler, par peur des représailles envers leur communauté. Peut-on vraiment considérer, dans une période de temps aussi restreinte, que cinq attaques et quatre meurtres soient de simples coïncidences ? Pourquoi la Turquie, signataire de la Convention européenne des droits de l’homme, met-elle aussi peu d’entrain à retrouver les coupables ?.

Les liens qui unissent la France à la communauté des Chrétiens d’Orient, en général, et des Arméniens, en particulier, sont traditionnellement forts. Par l’attention qu’elle accorde à la situation des populations opprimées, la France donne l’exemple. Cet exemple marque les esprits, pèse sur les relations internationales et peut influencer d’autres nations. Nous avons ainsi pu le constater lors de la reconnaissance officielle du génocide arménien, par la loi du 29 janvier 2001. La voix de la France réconforte aussi les victimes.

La diplomatie française s’enorgueillirait que vous n’oubliiez pas, monsieur le Président, les Chrétiens d’Orient !

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.