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UMP à Paris : six candidats, sept semaines pour convaincre

PCD 13 avril 2013

Le JDD le 13/04. Comment vaincre l’archi-favorite, Nathalie Kosciusko-Morizet? Rachida Dati et les quatre autres prétendants UMP fourbissent leurs armes pour tenter de renverser la tendance.

 

À sept semaines du premier tour de la primaire UMP (du 31 mai au 3 juin), six candidats sont officiellement en lice depuis mardi. Mais personne ne doute du résultat final, y compris parmi les cinq concurrents qui affrontent Nathalie Kosciusko- Morizet : Rachida Dati (maire du 7e et députée européenne), Jean-François Legaret (président du groupe UMP au Conseil de Paris), Pierre-Yves Bournazel (conseiller de Paris), Chenva Tieu (secrétaire national de l’UMP) et Franck Margain (conseiller régional, vice-président du Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin). D’ailleurs, les dates du second tour (du 7 au 10 juin), sont présentées comme « hypothétiques ».

Seul Pierre-Yves Bournazel affirme croire en sa propre victoire : « J’y vais pour gagner. Il peut y avoir une surprise : les Parisiens n’aiment pas les candidats désignés à l’avance. » Jean-François Legaret, lui, espère être qualifié pour le second tour : « Face à une personnalité starisée, j’ai l’image de celui qui connaît bien les dossiers parisiens. » Chenva Tieu rêve d' »arriver 2e derrière NKM », pour imposer ses idées libérales. Franck Margain, lui, voudrait faire « comme Arnaud Montebourg », 3e à la primaire du PS. Son objectif : décrocher la tête de liste dans le 12e.

 

« Des propositions sur la circulation et le stationnement »

De son côté, Rachida Dati ne dément pas l’existence d’un accord passé avec « Nathalie », sa rivale. Mercredi (18 h 30-19 heures), la maire du 7e va débattre avec la candidate socialiste Anne Hidalgo dans le grand amphithéâtre de Sciences-Po. Un face-à-face valorisant, retransmis sur i-Télé. Trois débats télévisés réuniront les six adversaires – le premier le 26 avril sur France 3 Paris Île-de-France. NKM prévoit des réunions publiques, des cafés politiques et une « campagne très numérique ». Les autres privilégient une « campagne de terrain », faite de tractage sur les marchés, de rencontres dans les bistrots ou de réunions d’appartement.

« Les sympathisants de droite sont polarisés sur la fiscalité, le pouvoir d’achat, le chômage. Mais il y a une spécificité parisienne : ils sont en attente de propositions sur la circulation et le stationnement, ainsi que sur la sécurité », observe Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut de sondage Ifop. Les six candidats promettent tous une baisse des impôts locaux. NKM a fait des premières propositions cette semaine dans Le Figaro : « passer au tout-nocturne sur certaines lignes de métro le week-end », limiter le diesel ou encore favoriser l’ouverture des magasins le dimanche.

Rachida Dati, elle, se veut davantage axée sur les préoccupations quotidiennes des gens : crèches, logement, transports, sécurité… Idem pour Legaret, qui dénonce une « dégradation de la qualité de vie des Parisiens ». Pierre-Yves Bournazel revendique un « projet complet ». Chenva Tieu présentera son programme cette semaine ; il souhaite baisser d’un tiers la taxe d’habitation. Enfin, Franck Margain veut développer les partenariats public-privé (PPP) et diminuer les dépenses de la Ville de 500 millions d’euros sur la mandature. Pour Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof, « l’UMP veut se servir de cette primaire comme d’un effet de levier pour catapulter NKM. C’est indispensable pour espérer battre Anne Hidalgo, très bien implantée à Paris. » Le député UMP Bernard Debré, fervent soutien de NKM, prévient : « C’est à double tranchant pour Nathalie : une forte participation lui donnera la légitimité qu’elle recherche, et… inversement! »

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A propos de l'auteur

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