PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Journée de la lutte contre la pauvreté : Macron, l’ultralibéralisme et l’esclavage pour tous !

PCD 20 octobre 2014

Retrouvez la tribune de Franck Margain, vice-président du Parti Chrétien-Démocrate, conseiller régional Ile-de-France, élu à Paris, à l’occasion de la journée internationale de l’élimination de la pauvreté le vendredi 17 octobre.

Aujourd’hui, plus qu’à aucune autre époque de l’histoire de France, nous assistons au triomphe de l’ultralibéralisme. Et il est intéressant de constater que cette idéologie libérale libertaire est autant une affaire de gauche que de droite. Puisque ce que certains à droite n’avaient fait que rêver, le gouvernement socialiste qui gouverne notre pays actuellement l’accomplit avec rigueur.

La journée internationale contre la pauvreté nous invite à regarder la situation de notre pays en la matière. La France est un des pays les plus riches du monde. Pourtant, il y a au bas mot 5 millions de chômeurs (sans compter les gens non recensés). 10 % des ménages français ont moins de 1100 euros par mois pour vivre. A Paris, 14 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, c’est à dire ayant un revenu disponible de 977 euros pour une personne seule. Et plus de 20000 personnes dorment dans les rues de la capitale. Quant aux écarts de niveaux de vie, ils se creusent fortement. Ainsi, entre 2008 et 2011, les 10 % des Français les plus riches ont vu leurs revenus augmenter de 3,2 %, tandis que les revenus des 10 % les plus pauvres ont baissé de 4,8 %.

Face à tous ces problèmes, l’ultralibéralisme triomphant nous répond « liberté ». Ce serait la solution à tous nos problèmes. Mais que signifie exactement pour eux ce terme « liberté » ?

La loi Taubira sur le mariage pour tous a consacré le droit à l’enfant au détriment du droit de l’enfant. Et on en voit déjà les conséquences : les revendications pour autoriser la GPA. GPA est un terme technique pour cacher le sordide : l’asservissement des mères porteuses, l’achat d’enfants, l’achat du ventre des femmes pauvres des pays pauvres par l’argent malhonnête de riches occidentaux. Ils appellent cela la « liberté ». Liberté d’acheter et vendre des enfants. Liberté d’asservir les autres…

Aujourd’hui, pour relancer la croissance, Emmanuel Macron, le ministre de l’économie, propose une nouvelle « liberté ». Celle de travailler le dimanche et la nuit. Il s’agit d’offrir à des personnes sous-payées la « liberté » de travailler le dimanche et la nuit. Ce sera sur la base du volontariat, nous dit-on. Libre et volontaire ? Mais où est la liberté d’une personne dont le salaire est insuffisant ? Est-elle libre et volontaire pour travailler le dimanche ? En réalité, il ne s’agit pas de la liberté de travailler le dimanche, mais de la liberté d’obliger les autres à travailler le dimanche. C’est encore une fois la liberté d’asservir les autres… Liberté d’asservir les pauvres…

Processus d'extraction des oeufs dans un centre dédié à la reproduction à Taiwan, le 8 août 2013. REUTERS/Pichi Chuang

Et cette semaine encore, on entendait cette nouvelle scandaleuse : deux sociétés multinationales proposent à leurs employées de financer la congélation de leurs ovocytes pour repousser à plus tard leur maternité. Mais y a-t-il plus indigne, plus répugnant qu’une telle offre ? Ces sociétés se permettent tout simplement d’intervenir dans le coeur de la vie familiale des employées, jusqu’à chercher à influencer la date de conception de leurs enfants. Ils pensent de toute évidence que leur argent peut tout acheter.

C’est une nouvelle « liberté » nous dit-on. Les femmes n’auraient plus à choisir entre leurs carrières professionnelles et les enfants. Mais cette affirmation contient en elle tout le ferment mortifère de cette idéologie. Les enfants sont vus comme des handicaps, la maternité comme une maladie. Au lieu d’intégrer cet aspect féminin dans la gestion des carrières, ils préfèrent opter pour son élimination. Quelle haine pour les femmes, la féminité, et pour la vie ! Encore une fois, cette pseudo-liberté offerte, n’est qu’une modalité d’asservissement supplémentaire.

Tout cela rappelle le fameux mot de Madame Roland avant son exécution : « Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » Et on comprend alors que l’usage dévoyé de ce mot « liberté » n’est qu’un moyen cynique d’instaurer une forme d’esclavage moderne.

Aujourd’hui plus que jamais, il est donc nécessaire de combattre férocement cette société de l’esclavage pour tous qu’on nous construit. Les Chrétiens démocrates doivent plus que jamais s’engager dans ce combat pour la vraie liberté, en portant nos valeurs, seul antidote à cette idéologie de mort qui étend son ombre sur notre pays.

Vous aimez cet article ? Partagez-le !

A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.