PCD | Parti Chrétien-Démocrate

Suppression de la première tranche d’impôts sur le revenu : une incohérence de plus

PCD 18 septembre 2014

article_margain2Franck Margain, vice-président du PCD et cadre dirigeant dans une banque internationale, réagit à l’annonce de Manuel Valls concernant la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu :

« Suite au vote de confiance d’hier, Manuel Valls continue de tâtonner. Il vient d’annoncer la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu.

Avec cette mesure, ce serait près de 6 millions de Français qui ne paieraient plus l’IR.

L’annonce du Premier Ministre pose plusieurs problèmes :

Elle se confronte directement face au principe constitutionnel d’égalité devant l’impôt.

Elle est inéquitable. Ainsi, certains citoyens contribueraient au financement des infrastructures et services publics alors que d’autres ne feraient qu’en bénéficier.
La nécessité de s’impliquer dans la vie publique et d’agir comme acteur de la société serait une nouvelle fois diminuée alors qu’il faut au contraire associer le plus possible nos concitoyens au bien public.

Il y a d’autres possibilités pour répondre aux besoins de respiration fiscale des Français :

Au Parti Chrétien-Démocrate, nous aspirons à ce que chaque compatriote puisse contribuer à l’impôt sur le revenu. L’impôt est efficace lorsqu’il est réparti sur l’assiette la plus large possible. Toutefois, nous ne sortirons de cette crise qu’en modernisant en profondeur notre système fiscal. Celui-ci devrait s’appuyer sur une contribution très modeste avec un taux bas pour les plus fragiles et un taux unique pour l’ensemble des autres contribuables. Cette fiscalité nouvelle accompagnée de la mise en en place du dividende universel défendu depuis des années par le PCD apporterait une conception moderne de la solidarité et de l’effort nécessaire au redressement

Vous aimez cet article ? Partagez-le !

A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.