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Travail dominical : une fausse route

PCD 8 décembre 2014
Le projet de loi sur l’activité et la croissance du Ministre de l’économie Emmanuel Macron sera présenté mercredi en Conseil des ministres : parmi les mesures contenues dans ce projet, on trouve la possibilité pour les magasins d’ouvrir jusqu’à 12 dimanches par an, contre cinq actuellement. Jean-Frédéric Poisson revient sur cette proposition dans un communiqué de presse :

« Avec le projet de loi Macron sur la croissance et l’activité, la libéralisation du travail dominical revient sur le devant de la scène. Avec les mêmes arguments, les mêmes approximations et les mêmes poncifs qu’en 2009.

A l’époque, le Parlement avait adopté une loi qui prenait acte des situations existantes, et permettait aux zones touristiques d’élargir les autorisations sur leurs périmètres, à la demande des maires.
Ce texte est équilibré. Il repose sur une décision démocratique qui appartient aux élus municipaux, et qui doit être ratifiée par l’Etat.

Les points durs qui avaient motivé notre mobilisation il y a cinq ans demeurent entiers : on ne peut pas davantage qu’hier garantir le volontariat des salariés. Personne n’est capable de chiffrer réellement le montant de la richesse créée. Et par-dessus tout, personne n’est capable de dire ce que coûtera le fait de privilégier une fois de plus la consommation par rapport à la vie familiale et sociale ainsi qu’à la gratuité des relations humaines. Malheureusement, et en dépit de certaines apparences, la libéralisation du travail dominical coûtera davantage à notre pays que ce qu’il pourrait lui rapporter.

Si le problème est parisien, son règlement doit être parisien. Et il appartient aux commerçants et aux entreprises de Paris de presser autant que de besoin sur les élus locaux pour obtenir satisfaction, même si par ailleurs il y a lieu de s’inquiéter sur le sort des salariés et de leurs familles en cette matière.
Si quelques responsables de l’UMP pensent qu’en soutenant les futures lois socialistes, ils prennent la bonne direction, c’est plus que regrettable, et cela ne va pas dans le sens de ce qu’attendent les Français.

Nous pensions déjà en 2009 que la loi n’était pas la bonne solution : elle ne l’est pas davantage aujourd’hui. Les Français et leurs familles ne doivent pas être l’otage des arbitrages internes au Parti socialiste ni de la difficulté qu’éprouve la majorité parisienne à appréhender la réalité de son territoire. »

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A propos de l'auteur

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