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Xavier Lemoine pour le Rouge et Noir : « Ma foi est un guide en politique ».

PCD 12 juin 2015

RetNXavier Lemoine, vice-président du PCD et maire de Montfermeil, répond aux questions du rédacteur en chef du R&N.

N : Xavier Lemoine, bonjour. Pouvez­-vous évoquer en quelques lignes votre parcours personnel puis militant ?

Xavier Lemoine : Pur produit de l’échec du système scolaire républicain, j’ai été trainé de force à l’école jusqu’à l’âge de seize ans. La Marine marchande m’a permis de faire le tour du monde puis de reprendre des études et de devenir officier. Au bout de dix ans de Marine marchande, je m’étais ouvert à d’autres centres d’intérêt, notamment la doctrine sociale de l’Eglise à travers l’enseignement de Jean-­Paul II et son encyclique Laborem exercens. J’ai continué à approfondir ces questions et, après la Marine, j’ai poursuivi mes études à l’Ircom (Angers) qui avait la bonne idée d’asseoir son enseignement fondamental sur cette doctrine. Responsable de la communication de la ville de Montfermeil en 1987, j’en suis par la suite devenu maire, fonction que j’occupe depuis 2002. Mon parcours politique n’est pas à proprement parler « partisan » : j’ai débuté avec Philippe de Villiers et son mouvement « Combat Pour les Valeurs », puis le Mouvement pour la France (MPF). Dépourvu d’attache partisane, j’ai finalement pris ma carte à l’UMP en 2005, à l’occasion des émeutes. Je suis aujourd’hui au PCD, mais je revendique une liberté que je cultive tant dans la réflexion, l’action que dans les fréquentations. Ainsi, je n’ai de compte à rendre qu’à ma conscience, et non à un parti politique. A ceux que tenterait l’engagement partisan, je ne saurai que trop recommander la lecture de la philosophe Simone Weil, auteur d’une Note sur la suppression générale des partis politiques.

R&N : Un premier mot sur Montfermeil : la réalité de la ville correspond-elle à l’image que l’on peut s’en faire de l’extérieur ?

Xavier Lemoine : Entre l’évocation de Montfermeil et la réalité de la ville, il existe un décalage très grand. Les choses sont en train d’être rattrapées, et les retards comblés. Il est vrai que cette ville, des années 80 jusqu’aux émeutes de 2005, a concentré sur son territoire un certain nombre de sujets à retentissement national. Aujourd’hui il s’agit d’une ville apaisée, qui a beaucoup évolué.

R&N : Avant votre arrivée, pouvait-­on parler de « banlieue rouge » ?

Xavier Lemoine : Effectivement, la Seine-Saint-­Denis a fait partie de ce que l’on appelait la « banlieue rouge ». Lorsque je suis arrivé en 1987, il y avait eu une vague bleue trois ans auparavant, faisant ainsi basculer à droite d’anciennes villes communistes comme Aulnay­-sous-­Bois et Montfermeil. L’héritage de la gestion communiste du département se traduit aujourd’hui essentiellement … Lire la suite sur le site du Rouge et Noir.

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A propos de l'auteur

Créé en 2001, le PCD est présent dans plus de 75 délégations à travers toute la France pour remettre l'homme au cœur des décisions politiques.